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Abidjan, dakar : des villes À vendre ? - la privatisation ma
Coles
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Abidjan, dakar : des villes À vendre ? - la privatisation ma in Ottawa, ON
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Abidjan, Dakar : des villes à vendre ?
La privatisation made in Africa des services urbains
Cette recherche menée à Abidjan et à Dakar décrit les formes de privatisation made in Africa des services urbains. La diabolisation du secteur privé dans la gestion urbaine de marchés vivriers ou de gares routières laisse accroire que le secteur public s'attache à favoriser équité et mixité. Or, nombre de maires, dans les deux métropoles, se comportent comme des entrepreneurs, oubliant les responsabilités qui leur incombent au nom de l'intérêt général. Réciproquement, bien qu'il soit motivé par la rentabilité de ses investissements, le secteur privé peut être sensible à la situation des consommateurs et à la nature du service rendu et, sous contrôle, s'acquitter d'une mission de régulation. L'Etat et les collectivités locales se comportent comme des commissaires-priseurs dans une salle des ventes, en bradant le transport ou le commerce par lots, les gares routières après les marchés, les routes et les trottoirs après les pas de porte. Aussi bien au Sénégal qu'en Côte d'Ivoire, la différenciation socio-économique de l'espace urbain risque de s'accentuer et de profiter aux affairistes ou aux politiciens.
Abidjan, Dakar : des villes à vendre ?
La privatisation made in Africa des services urbains
Cette recherche menée à Abidjan et à Dakar décrit les formes de privatisation made in Africa des services urbains. La diabolisation du secteur privé dans la gestion urbaine de marchés vivriers ou de gares routières laisse accroire que le secteur public s'attache à favoriser équité et mixité. Or, nombre de maires, dans les deux métropoles, se comportent comme des entrepreneurs, oubliant les responsabilités qui leur incombent au nom de l'intérêt général. Réciproquement, bien qu'il soit motivé par la rentabilité de ses investissements, le secteur privé peut être sensible à la situation des consommateurs et à la nature du service rendu et, sous contrôle, s'acquitter d'une mission de régulation. L'Etat et les collectivités locales se comportent comme des commissaires-priseurs dans une salle des ventes, en bradant le transport ou le commerce par lots, les gares routières après les marchés, les routes et les trottoirs après les pas de porte. Aussi bien au Sénégal qu'en Côte d'Ivoire, la différenciation socio-économique de l'espace urbain risque de s'accentuer et de profiter aux affairistes ou aux politiciens.


















