Son histoire, ma façon de refuser le silence, pour ne pas oublier…
Ce livre n’aurait jamais dû exister,
Rien ne me préparait à survivre à mon propre enfant, à écrire son absence au lieu de ses rêves.
Mon fils, Alex, est parti trop tôt, il n’avait que 17 ans. L’avenir devant lui, l’insouciance au bout des doigts.
En une nuit, un jeune homme alcoolisé et drogué a brisé sa vie. On appelle cela un accident. Moi, j’appelle cela une injustice.
Car l’accident n’a été que le début. Une enquête précipitée, des preuves ignorées, des questions étouffées, comme si l’on voulait refermer le dossier avant même d’avoir cherché la vérité.
Six ans plus tard, le deuxième conducteur a été relaxé.
Et moi, on m’a demandé de tourner la page. Comment tourner la page quand le livre n’a plus son personnage principal ?
Ce récit n’est pas uniquement celui d’une mère, d’un père, d’un frère, d’une famille, d’ami(e)s brisés,
Il est le témoin d’un système qui protège parfois ceux qui détruisent et qui abandonne ceux qui restent à ramasser les morceaux.
Je ne veux pas que mon fils devienne une statistique. Je refuse qu’il soit oublié derrière des décisions qui bafouent la justice.
Ce livre est un cri. Un acte de vérité.
Pour que ce qui lui est arrivé ne puisse plus être effacé. Pour que personne d’autre ne vive ce que nous avons vécu et que nous vivons.
Mon fils, Alex, mérite que son histoire soit entendue.
Et, à travers lui, toutes les familles qu’on a condamnées au silence.