On entend souvent parler du choix des femmes. Soit parce que dâaucun-e-s ne les considĂšrent comme incapables de faire un choix, soit parce quâon leur reconnaĂźt une autonomie qui implique de pouvoir choisir librement ou pas, soit parce quâil est plus facile de tolĂ©rer des discriminations ou des violences en mettant le soi-disant choix Ă la charge des femmes.Dans de nombreux domaines oĂč les femmes se battent pour leurs droits et leurs choix, ces derniers sont mis Ă mal par les conservatismes religieux ou politiques. Dans dâautres domaines, le lĂ©gislateur tend Ă dĂ©cider Ă leur place. Mais que veut dire choisir ? Choisir, câest sĂ©lectionner parmi diffĂ©rentes options. Par exemple, pour le mariage, je peux choisir si je veux me marier ou non. Si oui, je choisis qui jâai envie dâĂ©pouser. Sauf dans le cas de mariages forcĂ©s ou cela ne peut ĂȘtre son choix puisque, quâelle ait 10 ou 20 ans, on ne lui propose pas dâautre option. Ce nâest pas un vrai choix, dâune personne libre ! Choisir, câest donc la facultĂ©, libre et non contrainte, de sĂ©lectionner des alternatives parmi plusieurs options. Pour les femmes, ce nâest pas toujours aussi simple. Choisir librement nâest pas encore une rĂ©alitĂ© pour de nombreuses femmes tant en Europe que dans le monde, et ce, dans les diffĂ©rentes Ă©tapes de leur vie et dans de nombreux domaines lorsquâelle ne peut faire un libre choixCâest Ă cela que cette publication tentera, entre autres, de rĂ©pondre.Contributrices : Françoise Maisin, Bruna Sassi, Sylvie Lausberg, Isabelle Kempeneers, Christine Mironczyk, Sigrid Dieu, Bernadette Lenotte, Isabelle Steinkalik, Monique Bargibant, Catherine Haquenne, Viviane Teitelbaum, Amandine Parent. Sous la direction de Viviane Teitelbaum, prĂ©sidente du Conseil des femmes francophones de Belgique (CFFB), de 2010 Ă 2018.