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Écritures fantastiques allemandes
Coles
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Écritures fantastiques allemandes in Ottawa, ON
Current price: $16.99


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Les spectres, plaisantait Henri Heine, ont décidément quelque chose d’allemand. Doit-on pour autant en conclure qu’il existe une littérature fantastique allemande spécifique ? Le présent recueil rassemble un certain nombre d’études censées à la fois délimiter un territoire et proposer quelques repères chronologiques. Les moments distingués – L’héritage hoffmannien ; Entre Décadence et fascisme ; L’École « pragoise » ; Les littératures de l’Après – dessinent une tradition faite d’allégeances, de ruptures, d’hybridations qui tentent à chaque fois de mettre en récit le non-dit d’une époque donnée. De E. T. A Hoffmann à H. von Kleist, de G. Meyrink, H. H. Ewers à L. Perutz, de A. Lernet-Holenia à F. G. Jünger, cette « autre scène » nous convainc que l’affinité entre le genre fantastique et ce que l’on appelle sommairement la culture germanique ne réside pas – contrairement, peut-être, à une idée reçue – dans la célébration commune d’une sorte d’irrationalisme premier indifférent à l’Histoire, mais plutôt dans le partage d’une interrogation inquiète, voire angoissée mais toujours parfaitement raisonnée, sur la validité des formes mêmes des discours de raison pour dire la relation de l’individu à l’Histoire.
Les spectres, plaisantait Henri Heine, ont décidément quelque chose d’allemand. Doit-on pour autant en conclure qu’il existe une littérature fantastique allemande spécifique ? Le présent recueil rassemble un certain nombre d’études censées à la fois délimiter un territoire et proposer quelques repères chronologiques. Les moments distingués – L’héritage hoffmannien ; Entre Décadence et fascisme ; L’École « pragoise » ; Les littératures de l’Après – dessinent une tradition faite d’allégeances, de ruptures, d’hybridations qui tentent à chaque fois de mettre en récit le non-dit d’une époque donnée. De E. T. A Hoffmann à H. von Kleist, de G. Meyrink, H. H. Ewers à L. Perutz, de A. Lernet-Holenia à F. G. Jünger, cette « autre scène » nous convainc que l’affinité entre le genre fantastique et ce que l’on appelle sommairement la culture germanique ne réside pas – contrairement, peut-être, à une idée reçue – dans la célébration commune d’une sorte d’irrationalisme premier indifférent à l’Histoire, mais plutôt dans le partage d’une interrogation inquiète, voire angoissée mais toujours parfaitement raisonnée, sur la validité des formes mêmes des discours de raison pour dire la relation de l’individu à l’Histoire.

















