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...Elle ne le lâche plus
Coles
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...Elle ne le lâche plus in Ottawa, ON
By None
Current price: $16.99


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« Celui que la psychanalyse a empoigné, elle ne le lâche plus », disait Biswanger. Pourquoi les fidèles de la psychanalyse sont-ils enfermés dans un discours qui n’est cohérent et rigoureux que pour eux-mêmes ? Pourquoi finalement la gent psychanalytique (analystes et analysants) se comporte-t-elle peu ou prou comme une secte ? Cela s’explique d’abord par la nature très particulière du discours de Freud. Il fallait donc étudier son style dans sa spécificité. Comment une théorie, reconnaissant qu’elle ne peut ni être prouvée, ni réfutée, réussit-elle à former un lecteur qui va se mettre progressivement à penser comme l’auteur ? Freud a su inventer une écriture particulière à cette fin. Cela s’explique davantage encore par l’importance du transfert dans la cure. Freud estimait, non sans hésitation, que la technique de libre association, le tout dire, permettait de délivrer la psychanalyse de ce qui pouvait la rattacher à l’hypnose. Ses successeurs n’ont plus aucun doute à ce sujet. Pourtant on peut se demander si le véritable ressort du transfert n’est pas identique à celui de l’hypnose : la passion de se fondre dans l’autre et de l’absorber. Est-il possible de trouver une issue à l’épaisseur de ces questions ? Peut-être faudrait-il d’abord ne pas se voiler la face pour ne rien voir des difficultés réelles et passer son temps à résoudre des problèmes d’écoles ? Si la psychanalyse renonçait à ses prétentions scientifiques, peut-être pourrait-elle lâcher quelques-uns de ses adeptes et leur permettre d’inventer leurs légendes, celles qui permettent d’errer et de rire.
« Celui que la psychanalyse a empoigné, elle ne le lâche plus », disait Biswanger. Pourquoi les fidèles de la psychanalyse sont-ils enfermés dans un discours qui n’est cohérent et rigoureux que pour eux-mêmes ? Pourquoi finalement la gent psychanalytique (analystes et analysants) se comporte-t-elle peu ou prou comme une secte ? Cela s’explique d’abord par la nature très particulière du discours de Freud. Il fallait donc étudier son style dans sa spécificité. Comment une théorie, reconnaissant qu’elle ne peut ni être prouvée, ni réfutée, réussit-elle à former un lecteur qui va se mettre progressivement à penser comme l’auteur ? Freud a su inventer une écriture particulière à cette fin. Cela s’explique davantage encore par l’importance du transfert dans la cure. Freud estimait, non sans hésitation, que la technique de libre association, le tout dire, permettait de délivrer la psychanalyse de ce qui pouvait la rattacher à l’hypnose. Ses successeurs n’ont plus aucun doute à ce sujet. Pourtant on peut se demander si le véritable ressort du transfert n’est pas identique à celui de l’hypnose : la passion de se fondre dans l’autre et de l’absorber. Est-il possible de trouver une issue à l’épaisseur de ces questions ? Peut-être faudrait-il d’abord ne pas se voiler la face pour ne rien voir des difficultés réelles et passer son temps à résoudre des problèmes d’écoles ? Si la psychanalyse renonçait à ses prétentions scientifiques, peut-être pourrait-elle lâcher quelques-uns de ses adeptes et leur permettre d’inventer leurs légendes, celles qui permettent d’errer et de rire.

















