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Faut-il tuer les petits garçons qui ont les mainssur les hanches ?
Coles
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Faut-il tuer les petits garçons qui ont les mainssur les hanches ? in Ottawa, ON
By None
Current price: $18.99


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Size: Kobo eBook
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Essaye d'imaginer ceci.
Un romancier, spécialisé dans la grosse tambouille populaire (sa cuisine préférée), s'efforce, de temps à autre, de changer d'air en écrivant un livre plus important (par son nombre de pages) que ceux de sa production courante. Livre plus réfléchi aussi, car d'ordinaire, il est du genre éruptif. Ce romancier invente une histoire qui va lui permettre (espère-t-il) de libérer une partie de ses fantasmes, de ses tourments secrets, de ses chagrins. Il se met au travail de toute son âme. Un livre est une croisade perdue d'avance, mais la griserie de l'engagement, les transes de l'écriture, le feu du vouloir sont des drogues fortes auxquelles on s'abandonne sans se soucier de leurs conséquences.
Lorsque le romancier a écrit la moitié de son livre, la foudre tombe sur son toit.
Il lui arrive ce qu'il était en train d'écrire !
Différemment sans doute, mais dans les grandes lignes il s'agit bien de son histoire. Le romancier est doublement terrassé : par le malheur lui-même, mais aussi par l'effroyable malignité du destin. (...)
Essaye d'imaginer ceci.
Un romancier, spécialisé dans la grosse tambouille populaire (sa cuisine préférée), s'efforce, de temps à autre, de changer d'air en écrivant un livre plus important (par son nombre de pages) que ceux de sa production courante. Livre plus réfléchi aussi, car d'ordinaire, il est du genre éruptif. Ce romancier invente une histoire qui va lui permettre (espère-t-il) de libérer une partie de ses fantasmes, de ses tourments secrets, de ses chagrins. Il se met au travail de toute son âme. Un livre est une croisade perdue d'avance, mais la griserie de l'engagement, les transes de l'écriture, le feu du vouloir sont des drogues fortes auxquelles on s'abandonne sans se soucier de leurs conséquences.
Lorsque le romancier a écrit la moitié de son livre, la foudre tombe sur son toit.
Il lui arrive ce qu'il était en train d'écrire !
Différemment sans doute, mais dans les grandes lignes il s'agit bien de son histoire. Le romancier est doublement terrassé : par le malheur lui-même, mais aussi par l'effroyable malignité du destin. (...)

















