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Fous, prodigues et ivrognes: Familles déviance à Montréal au XIXe siècle
Coles
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Fous, prodigues et ivrognes: Familles déviance à Montréal au XIXe siècle in Ottawa, ON
Current price: $140.00


Fous, prodigues et ivrognes: Familles déviance à Montréal au XIXe siècle in Ottawa, ON
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Vivre avec un individu alcoolique, dérangé dans son esprit ou dépensier à l’excès pouvait s’avérer désastreux pour les familles montréalaises forcées de s’adapter aux exigences et aux risques du capitalisme industriel. Craignant de perdre leur statut social et leur respectabilité, plusieurs d’entre elles ont requis l’interdiction judiciaire d’un de leurs membres, en vue de lui retirer sa capacité civile. L’enfermement des personnes jugées anormales connut aussi un succès grandissant au fil du dix-neuvième siècle.
À travers l’analyse de près de 500 procédures d’interdiction engagées entre 1820 et 1895, Fous, prodigues et ivrognes examine les interactions entre les acteurs impliqués dans la régulation de la déviance : familles, système judiciaire, institutions asilaires et médecins. Tournant le dos à l’approche institutionnelle classique, Thierry Nootens considère la famille – et non l’État, la profession médicale ou l’asile – comme le lieu principal de définition et de régulation des diverses formes de déviance.
Vivre avec un individu alcoolique, dérangé dans son esprit ou dépensier à l’excès pouvait s’avérer désastreux pour les familles montréalaises forcées de s’adapter aux exigences et aux risques du capitalisme industriel. Craignant de perdre leur statut social et leur respectabilité, plusieurs d’entre elles ont requis l’interdiction judiciaire d’un de leurs membres, en vue de lui retirer sa capacité civile. L’enfermement des personnes jugées anormales connut aussi un succès grandissant au fil du dix-neuvième siècle.
À travers l’analyse de près de 500 procédures d’interdiction engagées entre 1820 et 1895, Fous, prodigues et ivrognes examine les interactions entre les acteurs impliqués dans la régulation de la déviance : familles, système judiciaire, institutions asilaires et médecins. Tournant le dos à l’approche institutionnelle classique, Thierry Nootens considère la famille – et non l’État, la profession médicale ou l’asile – comme le lieu principal de définition et de régulation des diverses formes de déviance.



















