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Jacques de Savoie-Nemours : L'Apanage du Genevois au coeur de la puissance dynastique savoyarde au XVIe siècle
Coles
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Jacques de Savoie-Nemours : L'Apanage du Genevois au coeur de la puissance dynastique savoyarde au XVIe siècle in Ottawa, ON
By None
Current price: $48.99


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« Mais ce prince estoit un chef-d'œuvre de la nature; ce qu'il avoit de moins admirable, c'estoit d'être l'homme du monde le mieux fait et le plus beau. Ce qui le mettoit au-dessus des autres estoit une valeur incomparable, et un agréement dans son esprit, dans son visage et dans ses actions que l'on a jamais veu qu'à luy seul; il avoit un enjouement qui plaisoit également aux hommes et aux femmes, une adresse extraordinaire dans tous ses exercices, une manière de s'habiller qui estoit toujours suivie de tout le monde, sans pouvoir estre imitée, et enfin un air dans toute sa personne qui faisoit qu'on ne pouvoit regarder que luy dans tous les lieux où il paraissoit. » (Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, Droz, TLF 33, p. 10-11).
Jacques de Savoie-Nemours, duc du Genevois (1531-1585), chef de la branche cadette légitime de la dynastie savoyarde, était cousin d’Emmanuel-Philibert duc de Savoie. La relation qu’ils entretinrent généra une source de prestige pour Jacques, en tant qu’acteur politique indépendant, autant qu’elle instaura une entrave permanente à sa liberté de manœuvre. Homme de cour et chef de guerre parmi les plus illustres à la Renaissance, Jacques tenait en apanage le Genevois, duché qui, tout en symbolisant sa puissance dynastique, lui assurait les ressources nécessaires à ses activités militaires, politiques et lettrées, notamment à la cour de France. Matthew A. Vester retrace la fortune de Jacques de Savoie-Nemours au cœur d’un espace européen qui n’était normalement pas animé par des individus isolés, mais par les Maisons et leurs différents lignages, et dans lequel l’« Etat » ne jouait alors qu’un rôle politique secondaire.
« Mais ce prince estoit un chef-d'œuvre de la nature; ce qu'il avoit de moins admirable, c'estoit d'être l'homme du monde le mieux fait et le plus beau. Ce qui le mettoit au-dessus des autres estoit une valeur incomparable, et un agréement dans son esprit, dans son visage et dans ses actions que l'on a jamais veu qu'à luy seul; il avoit un enjouement qui plaisoit également aux hommes et aux femmes, une adresse extraordinaire dans tous ses exercices, une manière de s'habiller qui estoit toujours suivie de tout le monde, sans pouvoir estre imitée, et enfin un air dans toute sa personne qui faisoit qu'on ne pouvoit regarder que luy dans tous les lieux où il paraissoit. » (Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, Droz, TLF 33, p. 10-11).
Jacques de Savoie-Nemours, duc du Genevois (1531-1585), chef de la branche cadette légitime de la dynastie savoyarde, était cousin d’Emmanuel-Philibert duc de Savoie. La relation qu’ils entretinrent généra une source de prestige pour Jacques, en tant qu’acteur politique indépendant, autant qu’elle instaura une entrave permanente à sa liberté de manœuvre. Homme de cour et chef de guerre parmi les plus illustres à la Renaissance, Jacques tenait en apanage le Genevois, duché qui, tout en symbolisant sa puissance dynastique, lui assurait les ressources nécessaires à ses activités militaires, politiques et lettrées, notamment à la cour de France. Matthew A. Vester retrace la fortune de Jacques de Savoie-Nemours au cœur d’un espace européen qui n’était normalement pas animé par des individus isolés, mais par les Maisons et leurs différents lignages, et dans lequel l’« Etat » ne jouait alors qu’un rôle politique secondaire.

















