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La révolution culturelle chinoise
Coles
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La révolution culturelle chinoise in Ottawa, ON
By None
Current price: $14.99


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La Chine semblait se rassembler, silencieuse et tendue, toute à son effort de correction des expériences de 1958 à 1964. En cinq ans, le nombre des bouches à nourrir avait cru de 80 millions, sans qu’augmente beaucoup le revenu national. A la fin de 1965, il n’y avait plus place, en apparence, que pour l’effort aride, la mise en valeur rationnelle, les comptes et la discipline. Soudain éclata cette « Révolution Culturelle » qui, selon Lénine, a pour objectif de donner au prolétariat le contrôle des institutions sociales. Ceux qui provoquèrent, déclenchèrent, entretinrent, théorisèrent ce prodigieux bond en avant historique, étaient, autour de Mao Tse-tung, une minorité. Mais cette minorité l’emportait par la conviction que la transformation totale des relations de production est le premier devoir des révolutionnaires, que le parti ne saurait être un simple agent de transmission d’une autorité centrale et a une tâche primordiale : apprendre au peuple à être responsable. Négligeant le pittoresque et les aspects théâtraux de la révolution exploités par la presse occidentale, Jean Esmein, que sa connaissance du chinois aida à en suivre, à Pékin, les diverses péripéties, étudie tour à tour le rôle joué par les cadres politiques et militaires, par les paysans et les ouvriers, par les intellectuels, les étudiants, les gauchistes — car la « Révolution Culturelle » elle-même eut les siens... C’est en plongeant au plus profond de cet océan de contradictions sociales, économiques, idéologiques, que l’auteur retrouve, avec une sorte de simplicité sereine, la rationalité d’une Chine beaucoup plus proche de nous que le veut la légende.
La Chine semblait se rassembler, silencieuse et tendue, toute à son effort de correction des expériences de 1958 à 1964. En cinq ans, le nombre des bouches à nourrir avait cru de 80 millions, sans qu’augmente beaucoup le revenu national. A la fin de 1965, il n’y avait plus place, en apparence, que pour l’effort aride, la mise en valeur rationnelle, les comptes et la discipline. Soudain éclata cette « Révolution Culturelle » qui, selon Lénine, a pour objectif de donner au prolétariat le contrôle des institutions sociales. Ceux qui provoquèrent, déclenchèrent, entretinrent, théorisèrent ce prodigieux bond en avant historique, étaient, autour de Mao Tse-tung, une minorité. Mais cette minorité l’emportait par la conviction que la transformation totale des relations de production est le premier devoir des révolutionnaires, que le parti ne saurait être un simple agent de transmission d’une autorité centrale et a une tâche primordiale : apprendre au peuple à être responsable. Négligeant le pittoresque et les aspects théâtraux de la révolution exploités par la presse occidentale, Jean Esmein, que sa connaissance du chinois aida à en suivre, à Pékin, les diverses péripéties, étudie tour à tour le rôle joué par les cadres politiques et militaires, par les paysans et les ouvriers, par les intellectuels, les étudiants, les gauchistes — car la « Révolution Culturelle » elle-même eut les siens... C’est en plongeant au plus profond de cet océan de contradictions sociales, économiques, idéologiques, que l’auteur retrouve, avec une sorte de simplicité sereine, la rationalité d’une Chine beaucoup plus proche de nous que le veut la légende.

















