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Les salaires au moyen-âge et aux temps modernes
Coles
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Les salaires au moyen-âge et aux temps modernes in Ottawa, ON
By None
Current price: $6.99


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Il est peu de questions économiques qui donnent lieu de nos jours à d’aussi ardentes discussions que celle des salaires ; et la vivacité de ces discussions se comprend sans peine. Le problème du salaire est d’un intérêt vital et quotidien pour une grande partie de la société...
L’histoire des salaires, c’est l’histoire de ces quatre cinquièmes de la nation qui sont tenus de signer en naissant un pacte avec le travail manuel, qui vendent leur vie pour avoir de quoi vivre, pour jouir seulement d’un nécessaire plus ou moins strict, semblables en cela à des marchands qui se donneraient beaucoup de mal pour revendre leur marchandise au prix coûtant. Un des problèmes dont notre époque s’honore de rechercher la solution est celui de savoir par quels moyens peut être amélioré le sort de cette majorité laborieuse qui n’a pas d’héritage à léguer ni à recueillir, qui n’a point ou presque point de part à la possession du capital, et ne saurait même, dans son ensemble, en avoir qu’une très faible. Car si, par l’épargne persévérante, le cuivre en ses mains devient or, l’or aussitôt « devient à rien » ou à peu de chose, précisément à cause de son abondance qui fait à la fois baisser le taux de l’intérêt et augmenter le prix de la vie. Et plus elle épargne, cette classe des travailleurs, pour parvenir à cesser son travail, plus elle élève le chiffre minimum du revenu indispensable à l’homme qui veut demeurer les bras croisés, plus elle accroît aussi l’écart entre le loyer de l’argent et sa valeur. C’est un nouveau rocher de Sisyphe, qui ne roule plus au bas de la montagne lorsqu’il en touche le sommet, comme celui de la mythologie antique, mais devant lequel le sommet se dérobe comme si la montagne ne cessait de se hausser à mesure qu’on la gravit...
Il est peu de questions économiques qui donnent lieu de nos jours à d’aussi ardentes discussions que celle des salaires ; et la vivacité de ces discussions se comprend sans peine. Le problème du salaire est d’un intérêt vital et quotidien pour une grande partie de la société...
L’histoire des salaires, c’est l’histoire de ces quatre cinquièmes de la nation qui sont tenus de signer en naissant un pacte avec le travail manuel, qui vendent leur vie pour avoir de quoi vivre, pour jouir seulement d’un nécessaire plus ou moins strict, semblables en cela à des marchands qui se donneraient beaucoup de mal pour revendre leur marchandise au prix coûtant. Un des problèmes dont notre époque s’honore de rechercher la solution est celui de savoir par quels moyens peut être amélioré le sort de cette majorité laborieuse qui n’a pas d’héritage à léguer ni à recueillir, qui n’a point ou presque point de part à la possession du capital, et ne saurait même, dans son ensemble, en avoir qu’une très faible. Car si, par l’épargne persévérante, le cuivre en ses mains devient or, l’or aussitôt « devient à rien » ou à peu de chose, précisément à cause de son abondance qui fait à la fois baisser le taux de l’intérêt et augmenter le prix de la vie. Et plus elle épargne, cette classe des travailleurs, pour parvenir à cesser son travail, plus elle élève le chiffre minimum du revenu indispensable à l’homme qui veut demeurer les bras croisés, plus elle accroît aussi l’écart entre le loyer de l’argent et sa valeur. C’est un nouveau rocher de Sisyphe, qui ne roule plus au bas de la montagne lorsqu’il en touche le sommet, comme celui de la mythologie antique, mais devant lequel le sommet se dérobe comme si la montagne ne cessait de se hausser à mesure qu’on la gravit...

















