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lettres de henri barbusse à sa femme 1914-1917
Coles
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lettres de henri barbusse à sa femme 1914-1917 in Ottawa, ON
By None
Current price: $1.91


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Size: Kobo eBook
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7 janvier. — Journées terribles. Départ de Ploizy à 2 heures du matin,
cartouches. Cantonnement à la Verrerie de Vauxrot, pendant l’a?aque
des Marocains et des Chasseurs. Couloirs nus, courants d’air. Froid. Vers
2 heures, départ pour la Carrière. Pluie à la tombée du soir (longs stationnements).
Les tranchées prises par les Marocains sont bondées par
les autres Compagnies. Nuit terrible dans les champs à côté des tranchées.
Boue, fondrières. Stationnement d’une heure au revers d’un talus
de terre, de 3 ou 4 heures dans un champ au bord d’une flaque. Fusées
éclairantes allemandes. Tout le monde couché. Silence, balles. J’ai dormi
un peu, transpercé par le froid. A 11 heures la lune se lève. A 11 h. 1/2,
malgré tout on se met en marche. On passe dans des routes qui sont de
véritables monceaux de boue. Chacun tombe plusieurs fois. On traverse
un boyau pris aux Allemands, boue, jusqu’à mi-mollet. On arrive au bout
des tranchées du 204. On dort un peu, malgré le froid, sur un revers de
talus — Le mort dans lequel tout le monde s’empêtre…
7 janvier. — Journées terribles. Départ de Ploizy à 2 heures du matin,
cartouches. Cantonnement à la Verrerie de Vauxrot, pendant l’a?aque
des Marocains et des Chasseurs. Couloirs nus, courants d’air. Froid. Vers
2 heures, départ pour la Carrière. Pluie à la tombée du soir (longs stationnements).
Les tranchées prises par les Marocains sont bondées par
les autres Compagnies. Nuit terrible dans les champs à côté des tranchées.
Boue, fondrières. Stationnement d’une heure au revers d’un talus
de terre, de 3 ou 4 heures dans un champ au bord d’une flaque. Fusées
éclairantes allemandes. Tout le monde couché. Silence, balles. J’ai dormi
un peu, transpercé par le froid. A 11 heures la lune se lève. A 11 h. 1/2,
malgré tout on se met en marche. On passe dans des routes qui sont de
véritables monceaux de boue. Chacun tombe plusieurs fois. On traverse
un boyau pris aux Allemands, boue, jusqu’à mi-mollet. On arrive au bout
des tranchées du 204. On dort un peu, malgré le froid, sur un revers de
talus — Le mort dans lequel tout le monde s’empêtre…

















