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Lèvres urbaines, no. 39
Coles
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Lèvres urbaines, no. 39 in Ottawa, ON
Current price: $10.00


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Pour le numéro 39 de Lèvres urbaines, la revue poétique qu’il anime, Claude Beausoleil présente deux poètes dont les voix, aussi différentes soient-elles, convergent et se complètent malgré les apparences de première lecture. D’une part, Louise Blouin, de Montréal, nous offre des Mers intérieures toutes en détails et en analyses fines de la vie quotidienne, des individus qui la peuplent et des émotions qu’elle provoque. Ainsi dans Vous : « Vous êtes la seule escale de mes mirages / Mon billet d’avion toutes destinations / Tu es un no man’s land sur ma peau » D’autre part, de Mexico, Federico Corral Vallejo module ses poèmes, dont la suite présentée ici a pour titre Sans date d’expiration, autour de thèmes comme l’enfance, le père, la présence et l’absence… « Tu sais mon père / Je cherche aujourd’hui tes yeux taciturnes / et dans ton regard je trouve / l’enfant poète que j’ai perdu » Voilà donc des poèmes « habités » : chez Blouin, par des lieux (Montréal, Paris, Venise) ou des voix (Rimbaud, Nelligan, Gatien Lapointe, Miron); chez Vallejo, par des lieux et des personnages de la famille (père, mère, frères et sœurs) ou de la littérature (Garcia Lorca, par exemple) traçant une biographie réelle ou imaginaire. Chez Vallejo, comme chez Blouin, l’invention donne aux lieux (les villages, entre autres), une raison de rêver, de rendre poétiques ces traversées d’émotions dans le corps du texte. Là, exactement, surgit comme « une île de pages blanches » (Blouin), une « rencontre infinie / signe à signe / lettre à lettre / mot à mot / vers à vers » (Vallejo), venant du Nord ou du Sud, semblable, la parole singulière du poète qui se dit.
Pour le numéro 39 de Lèvres urbaines, la revue poétique qu’il anime, Claude Beausoleil présente deux poètes dont les voix, aussi différentes soient-elles, convergent et se complètent malgré les apparences de première lecture. D’une part, Louise Blouin, de Montréal, nous offre des Mers intérieures toutes en détails et en analyses fines de la vie quotidienne, des individus qui la peuplent et des émotions qu’elle provoque. Ainsi dans Vous : « Vous êtes la seule escale de mes mirages / Mon billet d’avion toutes destinations / Tu es un no man’s land sur ma peau » D’autre part, de Mexico, Federico Corral Vallejo module ses poèmes, dont la suite présentée ici a pour titre Sans date d’expiration, autour de thèmes comme l’enfance, le père, la présence et l’absence… « Tu sais mon père / Je cherche aujourd’hui tes yeux taciturnes / et dans ton regard je trouve / l’enfant poète que j’ai perdu » Voilà donc des poèmes « habités » : chez Blouin, par des lieux (Montréal, Paris, Venise) ou des voix (Rimbaud, Nelligan, Gatien Lapointe, Miron); chez Vallejo, par des lieux et des personnages de la famille (père, mère, frères et sœurs) ou de la littérature (Garcia Lorca, par exemple) traçant une biographie réelle ou imaginaire. Chez Vallejo, comme chez Blouin, l’invention donne aux lieux (les villages, entre autres), une raison de rêver, de rendre poétiques ces traversées d’émotions dans le corps du texte. Là, exactement, surgit comme « une île de pages blanches » (Blouin), une « rencontre infinie / signe à signe / lettre à lettre / mot à mot / vers à vers » (Vallejo), venant du Nord ou du Sud, semblable, la parole singulière du poète qui se dit.

















