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Souvenirs intimes: Écrits pour Picasso
Coles
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Souvenirs intimes: Écrits pour Picasso in Ottawa, ON
By None
Current price: $13.99


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Size: Kobo eBook
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Ces « souvenirs intimes » furent écrits pour Picasso, qui ne les lut jamais. Fernande Olivier fut la compagne du peintre de 1905 à 1912, d’où le premier intérêt de ces souvenirs qui donnent de Picasso l’image - surprenante aujourd’hui - d’un jeune Espagnol pauvre, timide, amoureux transi. On découvre avec étonnement que Fernande a hésité longtemps avant d’habiter avec lui et qu’il y a eu brouille au cours de leur liaison, brouille racontée à Gertrude Stein dans des lettres inédites. Mais « Souvenirs intimes » commence bien avant la rencontre avec Picasso. Un autre intérêt de ce livre réside dans la touchante histoire de l’enfance de Fernande, abandonnée par ses parents, élevée par une tante hostile qui la terrifie à tel point qu’un jour, ayant oublié l’heure, elle ne retournera plus à la maison, parce que rentrer après 6 heures entraînerait « le couvent ou la maison de correction ». Traumatisée par sa première expérience sexuelle, elle raconte son mariage forcé, sa frigidité, les mœurs faciles des artistes, son travail comme modèle posant pour les grands maîtres de l’époque que le musée d’Orsay a tirés de l’ombre : Cormon, Carolus Duran, Boldini. Fernande se livre tout entière avec une candeur et une fraîcheur qui donnent d’elle une image attachante, retraçant le portrait véridique et terrible d’une condition féminine au début de ce siècle.
Ces « souvenirs intimes » furent écrits pour Picasso, qui ne les lut jamais. Fernande Olivier fut la compagne du peintre de 1905 à 1912, d’où le premier intérêt de ces souvenirs qui donnent de Picasso l’image - surprenante aujourd’hui - d’un jeune Espagnol pauvre, timide, amoureux transi. On découvre avec étonnement que Fernande a hésité longtemps avant d’habiter avec lui et qu’il y a eu brouille au cours de leur liaison, brouille racontée à Gertrude Stein dans des lettres inédites. Mais « Souvenirs intimes » commence bien avant la rencontre avec Picasso. Un autre intérêt de ce livre réside dans la touchante histoire de l’enfance de Fernande, abandonnée par ses parents, élevée par une tante hostile qui la terrifie à tel point qu’un jour, ayant oublié l’heure, elle ne retournera plus à la maison, parce que rentrer après 6 heures entraînerait « le couvent ou la maison de correction ». Traumatisée par sa première expérience sexuelle, elle raconte son mariage forcé, sa frigidité, les mœurs faciles des artistes, son travail comme modèle posant pour les grands maîtres de l’époque que le musée d’Orsay a tirés de l’ombre : Cormon, Carolus Duran, Boldini. Fernande se livre tout entière avec une candeur et une fraîcheur qui donnent d’elle une image attachante, retraçant le portrait véridique et terrible d’une condition féminine au début de ce siècle.

















